Dans l’Empire ottoman, la nacre (appelée sedef) était l’un des matériaux les plus prisés des artisans d’Anatolie. On la retrouvait dans les palais, les instruments de musique et les parures fines destinées aux sultanes. Les maîtres incrusteurs voyageaient jusqu’aux côtes méditerranéennes pour choisir des fragments de coquilles aux reflets changeants, qu’ils comprimaient ensuite pour créer des surfaces miroitantes impossibles à imiter. Cette technique ancestrale renaît ici, dans un format joaillier contemporain, fidèle au savoir-faire turc.
La nacre, depuis des siècles, est associée à la tendresse, à la douceur du cœur et à la féminité protectrice. Elle est vue comme une surface qui reflète et renvoie les émotions, transformant les vibrations négatives en apaisement. Ses nuances bleu nuit, turquoise et émeraude symbolisent l’intuition, la fluidité et la sérénité méditerranéenne. Porter cette matière vivante, née de la mer Égée, revient à s’entourer d’une énergie bienveillante qui magnifie la sensibilité intérieure.